Une Université très réputée de Séoul nourrit des rumeurs quant à ses élèves et tout ce qui s'y passe. Plus les années passent, plus le mystère s'épaissit....
 
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 Young Dae | De peinture à vie fabriquée |

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Kim Young Dae

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Messages : 7
Date de naissance : 26/05/1991
Age : 26
Sexe : Masculin
Année Universitaire : Troisième Année
Matière(s) : Section Art | Danse & Musique

MessageSujet: Young Dae | De peinture à vie fabriquée |   Dim 14 Oct - 22:59

• Kim Young Dae •



feat. Lee Dong Hae [Super Junior]

.My Identity
Date de naissance : 26 Mai 1991 (du moins dans les dossiers de l'université...)
Age : 21 ans, par conséquent
Lieu de Naissance : Jeju Island
Sexe : Je suis un homme
Orientation sexuelle : Hétéro, je crois bien
Groupe : MONSTERS
Race : Peinture (si on peut appeler ça une race)

Je suis les vestiges d'une vie passée...

.My Working Life
Année universitaire : Troisième Année
Matière : Section Art | Danse & Musique
Association : Gastronomie & Cuisine - Ji Hyuk est particulièrement doué pour me convaincre de faire ce genre de choses...

... Des traces de couleur sur une toile tendue.



.My Personality
« A toi qui vient de me quitter, je dédis ces quelques mots.

Je t'aime, mon fils, et t'ai toujours aimé. Après la mort de Ji Hyun, tu as été mon seul rayon de soleil. Et maintenant que tu n'es plus là, la vie est devenue bien morne. Plus rien ne me semble avoir de goût. Les couleurs ont disparues pour mes yeux attristés, même sur mes toiles qui autrefois en regorgeaient.

Ah, si seulement tu n'étais pas tombé malade. Tu avais tout pour toi ; ton avenir était tout tracé. Il ne te restait plus qu'à avancer sur cette grande route sans te détourner du droit chemin. Mais les choses en ont décidé autrement, et tes pieds ont rencontré un large gouffre. Tu n'as pas pu l'éviter, et maintenant, tu n'es plus là. La chute t'aura été fatale.

Parfois, il m'arrive encore de descendre dans le petit salon en pensant t'y trouver en train de t'entraîner. La guitare dans les mains, jouant allègrement et fredonnant une nouvelle contine sortie tout droit de ton imagination. J'ai toujours aimé ce que tu faisais. Tu avais un don ; je n'étais pas le seul à la penser. Un Artiste, voilà ce que tu étais. Et tu le savais, bien sûr. Après tout, c'était ta passion, et rien ne te ravissait plus que de savoir tes compositions appréciées. Et ce, surtout par tes amis.

Quand je ferme les yeux, je revois encore ton sourire ravi, lorsque tu terminais ton morceau et qu'on t'applaudissait. Même quand on venait te critiquer, tu savais prendre sur toi et faisais tout ton possible pour t'améliorer, voire même te surpasser. C'était peut-être un de tes défauts, d'ailleurs. Ces remarques, ceux qui te les faisaient n'y connaissaient absolument rien. Mais toi, tu les prenais beaucoup trop au sérieux. Tu travaillais toujours plus pour leur prouver ta valeur alors que ça n'en valait pas la peine. Mais tu me répétais toujours qu'il le fallait. Que tu aimais cette reconnaissance, et que tu la recherchais. Parce que tu voulais pouvoir vivre de ta passion. Et que pour cela, il te fallait conquérir les foules.

Ta bonne humeur habituelle me revient en mémoire avec nostalgie. Quand j'y repense, je t'ai rarement vu t'énerver. La colère était un mot qui ne te définissait guère. Tu as toujours réussi à entraîner ton entourage dans la joie qui était tienne. Tu savais être drôle, aussi. Tu savais comment remonter le moral aux troupes alors que la déception ou la tristesse déformait leurs traits.

Mais tu étais un grand mystère. Même moi, lorsqu'il ne s'agissait pas de ta passion, je ne savais jamais ce qui te passait par la tête. Tu parlais peu de toi. Peu de ce que tu pensais. Si je te voyais sans cesse t'entraîner et travailler, tu ne me parlais jamais de ce qui pouvait te pousser à agir ainsi. Parfois, je le devinais en observant les réactions des uns et des autres. Parfois, tu me laissais en proie à une incompréhension totale.

Tu n'aimais pas parler de tes problèmes, c'était certain. Tu ne voulais pas qu'on puisse lire en toi comme en n'importe qui. Comme si tu te doutais de ce que le monde te réservait véritablement et que tu voulais t'en préserver. C'était ton choix.

Mais maintenant que j'écris ces mots, je me rends compte que même en étant ton père, je connais très peu de choses sur toi. Parfois, je me dis que j'aurais voulu que tu t'ouvres un peu plus à moi. Que tu me dévoiles ces secrets que tu cachais à tous les autres.

J'aurais juste voulu te connaître un peu plus avant que tu ne me quittes. »
Extrait du Journal de Kim Il Chuk



.My Story
Samedi 30 Juin 2007

Ça y est ! Le jour que j'attendais depuis si longtemps est enfin arrivé !

C'est un véritable honneur pour moi que d'avoir été choisi pour faire une telle exposition. Présenter au grand public les œuvres du célèbre Kim Il Chuk était l'un de mes rêves les plus fous. Je le pensais irréalisable, et pourtant...

Je sais, je m'enflamme beaucoup. Ce peintre est loin d'être la star des coréens ; bien au contraire, peu de monde le connaît. Mais il doit être l'artiste que je préfère, et de loin. J'ai toujours admiré ses œuvres, sa façon de peindre et de sculpter, ses idées fabuleuses et son rendu hypnotisant. Il avait un talent que j'ai toujours voulu avoir, mais que, faute de mieux, je me suis efforcé de découvrir chez les uns et les autres. Alors imaginez un peu ce que je peux ressentir quand je sais qu'on me livrera, d'ici quelques minutes à peine, une véritable collection de tout ce qu'il a laissé derrière lui après sa mort !

J'ai déjà tout prévu. L'organisation de la galerie pour cet artiste vedette du mois d'été, et même l'emplacement de chacune de ses œuvres a été pensée jusqu'au moindre petit détail. Il me tarde de tout installer et d'être le premier à les découvrir !

Ô joie ! Je jubile littéralement et l'impatience me pousse à faire quelque chose. C'est sans doute pourquoi je me retrouve à écrire ces mots, un stylo dans les mains. C'est plus fort que moi. Il faut vraiment que je m'occupe l'esprit, ou l'attente me semblera être une éternité.

Oh ! Je crois que j'entends le camion. Il est l'heure de déclarer l'installation de la galerie ouverte !


Dimanche 1 Juillet 2007

J'ai passé tout le week end à recevoir ses œuvres et à les installer avec soin. Pouvoir les contempler en avant première, dans le silence de ma galerie vide, avait un petit quelque chose de magique. Un délice auquel je ne risque pas de regoûter de sitôt. Certainement pas avec les foules qui débarqueront à coup sûr dans les prochains jours.

Mais parmi toutes ces peintures et sculptures plus surprenantes les unes que les autres, il n'y en a qu'une seule qui me trouble et me bouleverse. Une qui dégage tristesse et mélancolie, comme si la toile était gorgée de ces sentiments étouffants. Comme si le peintre en avait été animé lors de son ouvrage et lui avait transmis toutes ses larmes.

Oui, ce tableau est vraiment prenant, hypnotisant. Je ne compte plus les heures et les minutes que j'ai passé face à cette toile, perdu dans mes pensées. J'essayais de comprendre pourquoi elle dégageait de telles émotions chez moi. Mais au fond de moi, je suis persuadé que je n'avais jamais été aussi proche qu'en cet instant de cet artiste méconnu.

Je revois encore les lettres en or qui sertissent le bas du cadre : « A mon fils bien aimé - 1976 ». Le garçon qui y est représenté est pourtant souriant, le visage éclairé de joie et riche en couleur. Une vieille guitare en bois lui encombre les bras, et le mouvement esquissé par ses bras peints laisse penser qu'il était en train de jouer lorsque l'artiste l'a immortalisé. Un premier plan qui se démarque vraiment du décor, comme s'il en avait volé tout l'éclat et toute la couleur. Quand j'y repense, il me semble que le peintre a voulu faire passer un message à travers ce fond particulièrement sombre et terne. C'est comme s'il avait voulu dire : « Lorsque tu es parti, tu as emporté toute la lumière de ma vie avec toi ». Et cette idée ne me semble pas infondée.

Je devrais faire des recherches sur ce tableau pour voir ce qu'il en est véritablement.


Samedi 7 Juillet 2007

L'exposition est un véritable succès ! Ils sont venus nombreux cette semaine, envahissant la galerie et la remplissant de bruit et d'animation. On est venu me féliciter pour ma merveilleuse idée ; j'ai eu de nombreux échos sur l'impression que toutes ces œuvres d'art avaient laissé aux visiteurs. Et aucun de ces avis n'était négatif ! Chose qui me comble véritablement de joie.

Mais mystérieusement, je ne suis pas le seul à être obnubilé par la représentation du fils de l'artiste. Cette peinture emplie de mystère attire les regards, interroge, saisit les foules et marque à jamais les esprits des multiples yeux qui la contemplent. J'ai eu beaucoup de questions à son sujet. Des questions qui sont les miennes et auxquelles je n'ai aucune réponse.

Il va vraiment falloir que je perce le mystère de cette œuvre qui m'obsède.


Dimanche 15 Juillet 2007

Ça y est, j'ai trouvé. Dans les archives de Séoul. J'ai en effet profité de quelques instants de repos pour m'y rendre et y chercher les réponses à mes questions trop nombreuses. Je sais ce qui s'est passé ; je sais quel malheur a frappé le peintre pour le pousser à faire un tel chef d’œuvre. J'en connais un peu plus sur ce mystérieux fils.

Et tout ceci grâce au journal intime de Kim Il Chuk.

Le jeune homme représenté sur la toile, portant le nom de Young Dae, était un véritable artiste. Il avait un talent incroyable pour la guitare et surtout une grande passion. Mais il n'avait pas hérité ce côté de lui-même de son paternel. C'est au contraire de sa mère, malheureusement morte en couche, qu'il tenait ce don incroyable. Quelle famille d'artistes !

Mais Young Dae est mort, terrassé par la maladie alors qu'il entrait dans sa vingt-deuxième année. Un cancer, à l'époque où on ne pouvait rien y faire. Avant même d'avoir pu s'épanouir véritablement.

Alors Kim Il Chuk a décidé de lui donner la vie éternelle en lui rendant le plus bel hommage qui soit. Il l'a immortalisé sur une toile et a laissé dans son journal le reste de ce qu'il avait été : les traces de son caractère et de ses passions.

Chaque fois que j'y pense en contemplant la toile, ma tristesse est plus grande. Je crois que je comprends de mieux en mieux la douleur que le peintre a connue, une fois son fils parti pour toujours...


Mercredi 25 Juillet 2007

Que s'est-il passé ? Mais bon sang, que s'est-il passé ?!

J'ai eu la peur de ma vie. Comme tout le monde, je pense. On a tous été pris par surprise. Jamais on n'aurait pu s'attendre à un tel événement...

Aujourd'hui, alors que la galerie était noire de monde, il y eut un tremblement de terre. D'une violence sans pareille. Je n'ai jamais vécu de telles secousses, et tous ceux qui étaient présents à ce moment là peuvent en témoigner. On s'est retrouvé projetés au sol, obligés de subir sans bouger. Partout, ce n'étaient que cris et confusion, emplissant l'espace fermé d'un brouhaha insupportable. Personne ne comprenait véritablement ce qui était en train de se produire. Les instincts de survie venaient de se réveiller, annihilant toute capacité de réflexion.

Et puis, aussi soudainement qu'il était arrivé, le séisme repartit, plongeant la pièce dans le silence. Tout était revenu à la normale, à cela près que quelques visiteurs s'étaient blessés lors de leur chute.

Mais plus étrange encore, et ce détail m'a choqué lorsque je l'ai réalisé, la salle s'en était retrouvée indemne. Pour une raison mystérieuse, les murs, le plafond, les œuvres... Rien de tout ceci n'avait été endommagé par les secousses. Chose anormale compte tenu de l'intensité des tremblements.

Petit à petit, le calme est revenu dans la galerie. On a appelé les secours pour les quelques blessés qu'on avait, puis on a évacué les lieux. Je devais être encore sous le choc de l'événement, car en sortant de la pièce principale de l'exposition, j'aurais juré voir le fils du peintre me suivre du regard depuis sa toile immobile. Quelles sornettes ! J'ai tout simplement dû m'imaginer toute la scène. J'ignorais que les séismes rendaient paranoïaques !

Ils ont parlé de nous aux informations du soir. L'incident de l'île de Jeju n'est pas passé inaperçu ! Mais tout le monde se pose de nombreuses questions à ce sujet. Les seules preuves qu'on a donné aux journalistes sont des témoignages de gens affolés. Et les alentours de l'île n'ont rien ressenti. Étrange de la part d'un tremblement de terre de cette amplitude, n'est-ce pas ?


Vendredi 3 Août 2007

Depuis le séisme, il se passe des choses étranges dans la galerie. Je ne saurais tout à fait dire ce que c'est, mais les visiteurs repartent stressés, jetant sans cesse des coups d’œil derrière eux. J'ai même remarqué à plusieurs reprises des personnes fuir presque en courant la salle principale, celle où est exposé le tableau du fils de l'artiste. Moi même, je ne peux réprimer un frisson quand je la traverse. Comme si j'y étais suivi par un fantôme.

Je m'y sens observé. Tous ceux qui sortent de cette pièce m'affirment la même chose. Comme si quelqu'un ne nous y lâchait pas un seul instant des yeux.

C'est effrayant de penser une telle chose. Ça me fait penser à toutes ces histoires de sérial killer qui guettent leurs proies avant d'aller les éliminer. Ou ces histoires de fantômes vengeurs qui poursuivent et éliminent tous ceux qu'ils croisent. De quoi me donner froid dans le dos.

Au début, je me disais que ce n'était qu'une impression. Que j'avais trop regardé la télévision et que ça finissait par me faire croire n'importe quoi. Mais plus le temps passe et plus je me rends compte que tout le monde est dans mon cas. Une vieille femme m'a affirmé avec conviction l'autre jour qu'un esprit mauvais s'y était logé à la suite du tremblement de terre. Mais cette histoire de grand-mère n'a ni queue ni tête. Pourquoi la galerie ? Pourquoi cette pièce tout particulièrement ?

J'avoue être perdu. Mais inconsciemment, je fais mon possible pour éviter d'y passer. Pour ne plus sentir ce regard brûlant sur ma nuque. Pour ne plus y frissonner d'angoisse.

Mais aujourd'hui même, une famille au complet a presque réussi à me convaincre d'une chose plus impossible encore. C'est le plus jeune de la famille, un petit garçon d'environ cinq ans, qui a lancé le doute et a causé un petit mouvement de panique. Je me souviens précisément de ses mots :

« Maman ! Maman, regarde ! Le Monsieur dans le tableau, il me regarde ! »

Il n'a suffit que de ces quelques mots et toute la galerie s'est enflammée. On ne faisait que dire que le fils du peintre nous observait depuis sa toile et nous suivait du regard pendant notre traversée de la pièce. Tous semblaient y croire dur comme fer. Mais à chaque fois que je regardais dans sa direction pour en avoir la preuve, je le trouvais immobile, les prunelles figées là où j'en avais le souvenir.

Paranoïa ou Vérité ? A vrai dire, je me pose la question. Parce que je me souviens parfaitement de ce que j'avais cru voir des suites des secousses. Je l'ai même écrit précédemment dans ce journal. Quelque chose me dit que je n'avais pas rêvé. Que tout ce que ces gens racontent est vrai. Et c'est vraiment flippant.

J'ignore si une telle chose est possible. Si c'est le séisme qui a tout causé ou non. Mais je ne veux pas savoir. La réalité pourrait être bien plus effrayante encore. Je préfère rester en dehors de ça. Une fois l'exposition terminée à la fin du mois d'Août, tout ceci ne sera plus qu'un mauvais souvenir.


Jeudi 9 Août 2007

Le cauchemar continue. Depuis les incidents multiples de la semaine dernière et le malaise constant que laisse le tableau sur les visiteurs, la galerie est devenue presque déserte à longueur de journée. Les chiffres dégringolent et l'ennuie s'installe. Le bâtiment ainsi vidé est devenu encore plus angoissant. Je crois que dans quelques jours, si ça empire encore, il sera complètement déserté.

Avec toute cette histoire, je suis devenu vraiment paranoïaque. A chaque fois que je passe devant un tableau, je ne peux m'empêcher de vérifier qu'il n'a rien d'étrange. Quand je marche près d'une statue, je suis complètement crispé, tous mes sens en alerte. Je ne parle même pas de l'horreur que c'est quand je me retrouve seul chez moi. Une chose est sûre, je ne vais pas pouvoir supporter ça bien longtemps.

C'est le veilleur de nuit qui m'a achevé en m'appelant à deux heures ce matin, complètement affolé. Il fallait que je vienne tout de suite à la galerie, quelque chose d'affreux était en train de se produire.

Il m'a fait peur. Vraiment. Je m'y suis précipité, m'attendant au pire. Mais je ne m'attendais certainement pas à ça.

Rien, il n'y avait rien de changé. La galerie était calme et silencieuse. Il m'a aussitôt conduit vers la fameuse peinture, mais là encore, c'était le calme plat et l'immobilité. Et pourtant, je lisais la terreur dans le regard de cet homme que je connais si bien. On aurait dit qu'il avait vu un fantôme.

Je l'ai entraîné à l'extérieur du bâtiment pour lui parler, persuadé que l'air froid lui ferait du bien. Et j'avais raison. Il s'est petit à petit calmé et a fini par se lancer dans des explications ahurissantes.

Il faisait sa ronde tranquillement, la lampe de poche parcourant à chacun de ses pas les salles qu'il traversait, quand ses yeux avaient capté un mouvement vif. Il avait aussitôt pointé le halo lumineux dans sa direction, et c'était à ce moment précis qu'il l'avait vu. Le garçon du tableau. C'était lui qui avait bougé. Rapidement, il avait repris sa position initiale l'air de rien, au milieu de son décor sombre et la guitare dans les mains. Sauf qu'il avait été pris sur le fait et que l'employé n'était pas prêt de l'oublier.

Le pauvre homme. Il avait l'air totalement convaincu de ce qu'il avait vu. Mais je ne l'ai pas cru et l'ai renvoyé chez lui pour la fin de la nuit. Mais malgré mon calme apparent, j'avais une boule dans l'estomac. Je ne voulais pas y croire, mais il semblerait que je n'aie pas mon mot à dire là-dessus.


Mardi 14 Août 2007

J'ai peur. Vraiment. Bien plus que toutes les fois précédentes où je l'ai dit. Parce que je viens d'avoir la preuve de toutes les hypothèses que j'avais avancées jusqu'à présent.

Pourquoi est-ce que j'ai eu cette idée ? D'où me venait cette folie d'installer une caméra dirigée vers cet étrange tableau ? Je crois que je voulais prouver à tous ces gens effrayés qu'ils se faisaient des idées. Et me rassurer par la même occasion. Mais je me fourrais le doigt dans l’œil, ça, c'est clair.

Quand j'ai visionné la cassette, je me suis rendu compte à quel point le veilleur de nuit avait pu dire la vérité, ce soir-là. Oui, le dénommé Young Dae représenté sur sa toile avait pris vie petit à petit. Oui, il avait pu suivre du regard tous ces gens à longueur de journée et surveiller leurs allées et venues. Oui, il pouvait bouger sur sa toile. Oui, oui, oui, tout ceci était vrai. Et moi, j'avais ignoré les mises en garde. J'aurais mieux fait de renvoyer ce tableau d'où il venait dès les premiers signes. Je me serais épargné cette découverte affolante.

Je ne sais plus quoi faire. J'ai peur de m'approcher de ce tableau. J'ai peur d'entrer dans ma précieuse galerie d'art. J'en viens même à espérer faire un cauchemar et me réveiller d'un instant à l'autre.

Et pourtant, il va bien falloir que je fasse quelque chose avant qu'il ne soit trop tard.


Lundi 20 Août 2007

Trop tard. J'ai trop tardé à agir, et maintenant, la situation est pire que tout.

J'ai appelé les services qui m'avaient apporté toutes les œuvres de Kim Il Chuk pour les renvoyer d'où elles venaient, et surtout me débarrasser de ce tableau maudit. Ils devaient arriver en fin d'après-midi, alors j'avais décidé de prendre mon courage à deux mains et d'aller tout préparer pour leur arrivée. Mais jamais je n'aurais pu m'attendre à ça...

Quand je suis arrivé dans la galerie, je me suis retrouvé nez à nez avec lui. Le garçon du tableau. En chair et en os. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il se tenait face à moi et m'observait tout en avançant dans ma direction. Il avait un tableau sous son bras. Une large toile totalement blanche. J'étais pétrifié. Je n'ai pas fait un seul mouvement et me suis contenté de suivre ses moindres faits et gestes des yeux. Il aurait pu faire n'importe quoi et je préférais le voir venir. Après tout, qui pouvait savoir de quoi il était vraiment capable ? Mais il est passé tout simplement à côté de moi, puis a quitté le bâtiment.

Cette histoire me rend dingue. Suis-je fou ? Suis-je en train de le devenir ? Je n'en sais rien. Mais ce que j'ai vu aujourd'hui est juste impossible. Un tableau ne peut pas prendre vie jusqu'à devenir un être humain en chair et en os. C'est impossible. Ou alors, je vis dans un monde de fous.

Mais une chose est absolument sûre, quand je me suis décidé à bouger pour me rendre dans la salle principale, le tableau avait disparu.


Mardi 2 Août 2011

Ça a recommencé. Comme il y a quatre ans. La même secousse inexpliquée, violente et longue, mais ne laissant derrière elle aucun dégât matériel. La même secousse qui m'a fait peu à peu entrer dans une vie de cauchemar.

J'ai eu peur, je l'avoue. Peur de revivre la même chose qu'à l'époque. Peur de revoir un tableau prendre vie. Je me suis senti obligé d'aller vérifier l'état de la galerie une fois le dernier écho du tremblement de terre évanoui dans la nature. J'ai passé au peigne fin toutes les œuvres qui y étaient exposées, les unes après les autres, et j'y ai passé presque toute la nuit. Mais aucune ne présentait de signe avant coureur. Aucune ne dégageait la même atmosphère qu'à l'époque.

Devrais-je en être rassuré, ou au contraire rester inquiet ? Car pour ce tableau disparu quatre ans auparavant, tout avait eu lieu progressivement. Il s'était mis en mouvement bien lentement, comme s'il désirait au plus profond de lui-même me torturer jusqu'au bout.

J'espère tellement ne pas avoir à traverser une épreuve similaire. J'ai mis tellement de temps à retrouver ma réputation ! Non mais vous imaginez un peu ? Des clients insatisfaits qui ont peur de venir dans une des pièces de la galerie à cause d'un tableau qui met mal à l'aise. Le bouche à oreille va vite, et la méfiance aussi. Et puis, un tableau d'une telle valeur disparaissant du jour au lendemain, ça ne peut pas passer inaperçu. Alors forcément, les coûts que j'ai du rembourser étaient particulièrement élevés, et je ne m'en suis toujours pas totalement remis.

Quand j'y repense, cet événement était vraiment étrange. Si j'ai fini par y croire, c'est bien parce que j'ai été témoin de la scène. J'étais aux premières loges quand c'est arrivé. Et quand on est à ma place, on ne peut plus ignorer. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il se tenait là, face à moi sur le carrelage, ses yeux plongés dans les miens. Respirant et marchant comme un être humain normal. Il tenait la toile dans ses mains, devenue totalement blanche avec son absence. Face à cette scène irréelle, je n'ai pas bougé. Je l'ai regardé partir, totalement incrédule, sans même chercher à le retenir.

Et ce garçon, je ne l'ai plus jamais revu depuis...

Extrait du Journal de Lee Chul Hei



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Lee Ji Hyuk
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MessageSujet: Re: Young Dae | De peinture à vie fabriquée |   Mer 24 Oct - 22:04

Citation :
Association : Gastronomie & Cuisine - Ji Hyuk est particulièrement doué pour me convaincre de faire ce genre de choses...

Mais bien sûûûr que je suis doué pour ça 8DD tu t'ennuierai sans ça en plus hohoho 8DD

Bon passons au choses sérieuses mon ami.
Quelle fiche sublime ** ! Comme d'habitude, tu t'es surpassée !
D'abord la description psychologique : un régal !!! on est touché par l'émotion qu'elle dégage. On ressent la douleur du père, on a envie de pleurer, et on le comprend.

Ensuite l'histoire : là encore je te tire mon chapeau. Tu nous tiens en haleine à chaque fin de partie, jusqu'à la chute. On reste les yeux rivés à l'écran sans pouvoir faire autre chose. On est transporté. On est dans le truc quoi ! BRAVO !

Ajoutons en plus du super style qui claque, le fait que tout ceci est écrit sans aucune faute d'orthographe. En bref, je te tire mon chapeau :

Alors je t'annonce que tu es VALIDEE
Par contre tout n'est pas encore fini !
En effet, tu as besoin de venir faire ta demande de logement : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Ton inscription officielle dans les associations que tu veux : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Et si tu veux avoir ton espace internet/facebook/téléphone c'est [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] que ça se passe.
Encore une dernière chose, il faudra faire ta fiche de relations [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
WELCOME TO HANYANG UNIVERSITY ! \o/

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MessageSujet: Re: Young Dae | De peinture à vie fabriquée |   Mer 24 Oct - 22:21

Owiiii je suis validée \o Je suis violet \o *Fait la danse de la joie*

Citation :
Mais bien sûûûr que je suis doué pour ça 8DD tu t'ennuierai sans ça en plus hohoho 8DD
Noooon... Tu crois ? 8D

Puis merci pour tous ces beaux compliments, ça me fait très beaucoup plaisir ♥ iui Je me suis lâchée pour cette fiche, et franchement... J'aime quand les idées me viennent aussi facilement, surtout pour ce genre de thème et de personnage huhuhu ! Et je suis ravie que ça t'ait plu ♥

Bref, je me tais, et je vais finir de remplir la paperasse. Que je fasse au moins un autres truc d'utile ce... matin ! Avant d'aller me coucher B)
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MessageSujet: Re: Young Dae | De peinture à vie fabriquée |   

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